Le GODF, Grand Orient de France : une légende vivante de la franc-maçonnerie française et nantaise.

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Si vous parlez de franc-maçonnerie en France, préparez-vous : le nom qui va surgir, c’est forcément le GODF. Il ne faut pas s’y tromper, le Grand Orient de France n’est pas juste une obédience de plus.
C’est un peu le grand frère de l’histoire française, une institution qui, depuis presque trois siècles, est assise à la table des grands débats. C’est elle qui a souvent tracé le chemin en défendant des idées fortes, parfois à contre-courant. Le résultat ? Elle passionne toujours autant qu’elle suscite la curiosité – ou même quelques froncements de sourcils – et c’est ce qui fait sa force et son mystère.


GODF : Une histoire qui commence le 24 juin 1773


Né à Lyon sous les projecteurs de l’Ancien Régime, le GODF s’affirme rapidement comme une force de progrès. Alors que la France vacille vers la Révolution, ses membres – des esprits éclairés, des hommes de lettres, des artisans engagés – prônent déjà ce qui fera leur marque de fabrique : la liberté de conscience absolue. Pas de dogme imposé, pas de référence divine obligatoire. Chaque franc-maçon est libre de croire ou de ne pas croire. Une radicalité à l’époque, une évidence aujourd’hui pour ses partisans.


La rupture avec la Grande Loge de France, quelques années plus tôt, est significative. Né d’une profonde transformation de la première Grande Loge de France, le Grand Orient de France choisit la voie de la modernité politique et philosophique, quand d’autres privilégient la tradition et la régularité anglo-saxonne. Cette indépendance d’esprit, il la paiera cher parfois – interdictions pendant Vichy, polémiques, caricatures – mais il ne l’a jamais abandonnée.


Les piliers d’une obédience unique


La laïcité, d’abord. Pas de nomination divine dans les ateliers du GODF. Le spirituel reste une affaire strictement privée de chaque membre. La mixité, ensuite. Le GODF ouvre ses portes aux femmes, une révolution dans un monde longtemps masculin. L’engagement citoyen, enfin. Ici, pas de posture dogmatique et donneuse de leçons. Le GODF encourage ses membres à s’impliquer dans la cité, à porter haut les valeurs républicaines.
Cette singularité crée une fracture avec d’autres obédiences. La question de la régularité – ce label souvent discuté – oppose les deux visions. Le GODF assume pleinement son statut d’obédience “libérale”, quand d’autres revendiquent la tradition “régulière”. Pour le néophyte, cette distinction peut sembler technique. Pour les acteurs, elle est existentielle.


Le GODF en chiffres et en actions.


Aujourd’hui, le GODF compte environ 55 000 membres répartis dans plus de 1400 loges, et, ce partout dans le monde. Des chiffres qui font de lui la première obédience française par le nombre.
Mais derrière ces statistiques se cache une réalité bien plus riche. Des loges qui animent des débats de quartier sur l’école, la justice sociale ou l’environnement. Des jurys littéraires qui soutiennent des auteurs engagés. Des actions de solidarité concrètes, loin des grands discours.
Le GODF ne se contente pas d’initier. Il forme, il accompagne, il provoque la réflexion. Ses ateliers sont des laboratoires d’idées où le questionnement vaut mieux que la certitude. C’est probablement ce qui explique son attrait sur des profils divers : artisans, enseignants, chercheurs, soignants, entrepreneurs, artistes. Des personnes qui cherchent du sens, pas des réponses toutes faites.


Pourquoi le GODF fait-il tant parler de lui ?


Parce qu’il dérange. En refusant le dogme, il bouscule les conservatismes. En prônant l’engagement, il court-circuite les discours mi-figue mi-raisin. Et puis, il y a cette aura mystérieuse qui entoure la franc-maçonnerie. Le GODF l’entretient sans la cultiver. Pas de communication tapageuse, mais une présence discrète et tenace dans le paysage médiatique et intellectuel. Enfin, le GODF se positionne en gardien de la Laïcité telle que la France la reconnaît.
Son influence sur les débats de société est réelle. Qu’on le sache ou pas, des idées nées dans des loges du GODF ont nourri des réformes législatives, des mouvements citoyens, des réflexions éthiques majeures. L’obédience ne revendique rien, mais ses membres agissent. C’est toute la subtilité de son approche.


Un avenir en débat


Le Grand Orient de France d’aujourd’hui n’est pas celui de 1773. Il a évolué, s’est adapté, a parfois hésité. La question de la transparence, le défi de l’attractivité sur les jeunes générations, les discussions sur la fin de la vie… Tout cela fait l’objet de débits animés dans les ateliers du GODF nantais mais aussi national.
Mais une chose est sûre : le GODF reste un acteur incontournable de la vie intellectuelle française. Il incarne une franc-maçonnerie qui ose, qui questionne, qui avance. Pour celui qui veut comprendre la France contemporaine, ignorer le GODF serait une erreur. Pour celui qui cherche une communauté fraternelle et libre, le GODF mérite qu’on s’y intéresse. Sans préjugé, sans fantasmes, mais avec curiosité et pragmatisme.

Et le GODF Nantes?

Le Grand Orient de France Nantes se porte très bien avec plus de 12 ateliers. Il est en fort lien avec les 2 ateliers de Saint Nazaire et celui de Ancenis. Les ateliers du GODF de Nantes sont aussi en lie avec le GODF de Challans, mais aussi La Roche Sur Yon et les Sables d’Olonne.

    Contactez le GODF à Nantes, Basse-Goulaine, Bouaye, Bouguenais, Brains, Carquefou, Couëron, Indre, La Chapelle-sur-Erdre, La Montagne, Le Pellerin, Les Sorinières, Mauves-sur-Loire, Orvault, Rezé, Saint-Aignan-Grandlieu, Saint-Herblain, Saint-Jean-de-Boiseau, Saint-Léger-les-Vignes, Saint-Sébastien-sur-Loire, Sainte-Luce-sur-Loire, Sautron, Thouaré-sur-Loire ou Vertou pour en savoir plus

    Retour sur les autres obédiences maçonniques présentes à l’AFESO

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